Les jeunes d’aujourd’hui sont confrontés à une société en perte de repères : hyperconsommation, course à la performance, individualisme, manque de sens.
Thomas d’Ansembourg nous invite à interroger notre posture d’adultes : donnons-nous aux jeunes l’exemple d’une vie cohérente, reliée à soi, aux autres et au monde ?
Beaucoup de jeunes ressentent un vide existentiel, une difficulté à croire en l’avenir.
Les adultes peinent à transmettre un sens et une envie de construire.
L’école, la famille et la société tendent à privilégier la performance et le rendement plutôt que l’épanouissement intérieur.
Les jeunes se construisent par imitation.
Si les adultes vivent dans la course, la peur, le stress, l’hypocrisie, les jeunes reproduiront cela.
L’auteur pose une question clé : « Que leur donnons-nous à voir, à sentir, à espérer ? »
Être adulte, ce n’est pas seulement « travailler, produire, consommer », mais :
être en lien avec ses émotions,
vivre en accord avec ses valeurs,
cultiver une qualité de présence et d’écoute,
être capable d’empathie et de coopération.
La cohérence (alignement entre ce que l’on dit et ce que l’on vit) est fondamentale.
Un adulte inspire quand il :
vit en paix avec lui-même,
assume ses fragilités,
montre qu’il est possible de concilier exigence et bienveillance,
transmet la joie de vivre et la confiance.
Les jeunes ont besoin d’adultes qui soient des repères vivants, pas des donneurs de leçons.
Thomas d’Ansembourg plaide pour une éducation qui relie :
à soi : apprendre à identifier et accueillir ses émotions et besoins ;
aux autres : développer l’empathie, le respect, la coopération ;
au monde : cultiver la responsabilité écologique et sociale.
Plus de confiance et moins de défiance.
Des jeunes qui trouvent leur place sans violence ni retrait.
Une société plus humaine, où la transmission se fait par l’exemple vécu.
Cet ouvrage est un appel lancé aux adultes : si nous voulons que les jeunes trouvent du sens à la vie et s’y engagent avec enthousiasme, nous devons incarner nous-mêmes ce sens.
La question n’est donc pas « que transmettre ? », mais « comment vivons-nous ce que nous transmettons ? »