Ou bien ce sont des murs Marshall Rosenberg
A lire !!!
Il propose une approche relationnelle et éducative centrée sur l’écoute des besoins, l’expression authentique et la coopération, pour transformer les relations au sein des communautés éducatives.
Voici une synthèse claire de ses grandes orientations, accompagnée d’exemples concrets pour aider les chefs d’établissement à instaurer une culture de communication respectueuse et constructive.
🎯 Les grandes orientations de Marshall Rosenberg pour transformer la communication et les relations éducatives
« Toute critique, tout reproche est l’expression tragique d’un besoin non satisfait. »
🔹 Enjeux :
Sortir des étiquettes (« il est paresseux », « elle est insolente »).
Observer sans juger, pour ouvrir la voie au dialogue.
🔹 Exemples :
Former les équipes à distinguer faits observables et interprétations.
Lors d’un conflit entre élèves, décrire les comportements sans poser de jugement moral.
En réunion, proposer un tour de table où chacun exprime ce qu’il a vu/vécu avant d’interpréter.
« Derrière chaque émotion, il y a un besoin. »
🔹 Enjeux :
Développer l’intelligence émotionnelle.
Permettre à chacun de dire ce qu’il ressent sans accuser.
🔹 Exemples :
Introduire un rituel émotion en classe (échelle de météo intérieure).
En entretien avec un parent, exprimer ses propres émotions (« je me sens inquiet ») plutôt que des reproches (« vous ne suivez pas votre enfant »).
Utiliser des cartes des émotions dans les temps d’écoute avec les élèves.
« Nous partageons tous les mêmes besoins, universels. »
🔹 Enjeux :
Comprendre que derrière chaque conflit, il y a des besoins légitimes.
Dépasser les positions figées pour revenir aux motivations profondes.
🔹 Exemples :
En conseil d’établissement : reformuler les demandes en termes de besoins (sécurité, reconnaissance, appartenance, sens…).
Lorsqu’un élève perturbe, chercher le besoin derrière son comportement (attention, confiance, autonomie…).
Utiliser l’arbre des besoins pour clarifier les attentes de chacun.
« Une demande n’est pas une exigence. »
🔹 Enjeux :
Transformer les critiques en propositions concrètes.
Encourager une communication constructive.
🔹 Exemples :
Plutôt que « les familles ne s’impliquent jamais », formuler : « Serait-il possible que deux parents participent à l’atelier de préparation de la fête d’école ? ».
En classe, demander « pouvez-vous lever la main avant de parler ? » plutôt que « arrêtez de bavarder ».
En équipe, définir ensemble des engagements concrets et évaluables.
« L’écoute est le plus précieux cadeau que l’on puisse offrir. »
🔹 Enjeux :
Développer une posture d’accueil, de non-jugement, de reformulation.
Apaiser les tensions en cherchant d’abord à comprendre.
🔹 Exemples :
Mettre en place des cercles d’empathie pour résoudre les conflits entre élèves.
Former un groupe ressource CNV (enseignants, éducateurs, parents volontaires).
En réunion d’équipe, instaurer un temps d’écoute mutuelle avant de passer aux décisions.
« L’objectif n’est pas d’avoir raison, mais de créer la qualité de relation qui permet de répondre aux besoins de chacun. »
🔹 Enjeux :
Favoriser la coopération plutôt que la logique du gagnant/perdant.
Créer un climat scolaire sécurisant et solidaire.
🔹 Exemples :
Valoriser les réussites collectives plutôt que la comparaison individuelle.
Mettre en place des projets coopératifs interclasses ou inter-âges.
Intégrer la CNV dans les rituels de classe (médiation, gratitude, célébrations).
🧱 Ce que Marshall Rosenberg nous rappelle :
« Derrière chaque mot, chaque comportement, se cache un besoin humain universel. En les reconnaissant et en les exprimant, nous construisons des relations de confiance et un climat propice à l’apprentissage. »
Il ne s’agit pas d’une simple méthode de communication, mais d’un changement culturel qui touche la manière d’enseigner, de diriger, d’éduquer et de vivre ensemble.