Pascale Toscani est chercheuse en psychologie cognitive et en sciences de l’éducation, spécialiste des neurosciences et de leurs applications pédagogiques. Ses travaux montrent comment une meilleure compréhension du fonctionnement du cerveau peut aider à transformer les pratiques éducatives.
Il n’existe pas une seule forme d’intelligence, mais des potentialités multiples qui se développent différemment selon les expériences.
Chaque enfant a un profil singulier, et l’école doit permettre de mobiliser toutes les formes d’intelligence (logique, verbale, artistique, corporelle, relationnelle…).
Le cerveau reste malléable tout au long de la vie : tout élève peut progresser, même en difficulté.
Les pratiques pédagogiques, les encouragements, la stimulation adaptée modifient réellement les circuits cérébraux.
Comme Catherine Gueguen, elle souligne que l’émotion est au cœur de l’apprentissage.
La curiosité, le plaisir et le sentiment de compétence favorisent l’ancrage durable des connaissances.
Le cerveau ne peut pas apprendre sans une attention soutenue.
La mémorisation efficace repose sur des stratégies (répétition espacée, mise en projet, association multisensorielle).
Comprendre le cerveau permet de mieux comprendre les élèves.
Elle plaide pour une culture partagée entre chercheurs et enseignants afin de lutter contre les “neuromythes” (ex. cerveau droit/gauche).
Proposer plusieurs formes d’évaluation : exposé oral, production écrite, réalisation artistique, projet pratique.
Ateliers tournants qui mobilisent différents modes d’intelligence (logique, créatif, collaboratif).
Mur des talents : affichage des réussites diverses des élèves (sportives, artistiques, scientifiques).
Message d’encouragement : rappeler aux élèves que l’intelligence n’est pas figée, qu’ils peuvent progresser avec l’effort et la persévérance.
Carnet de progrès : l’élève note ses évolutions, ses découvertes, ses petites victoires.
Temps de remédiation positive : au lieu de répéter mécaniquement, proposer des exercices variés qui stimulent d’autres voies d’apprentissage.
Entrée par le jeu ou le défi : lancer chaque séquence par une question intrigante ou un petit défi.
Projets authentiques : l’élève produit pour un vrai destinataire (journal d’école, expo, blog, correspondance).
Feedbacks positifs ciblés : mettre en avant les progrès précis plutôt que de juger globalement (“tu as bien utilisé cette stratégie…”).
Séquences courtes alternant écoute, manipulation, échange.
Répétition espacée : revoir une notion plusieurs fois dans le temps, plutôt qu’une seule fois de manière intensive.
Cartes mentales collaboratives : co-construire avec les élèves des schémas visuels des apprentissages.
Ateliers enseignants autour de la mémoire, de l’attention, de la motivation.
Analyse de pratiques à la lumière des neurosciences (ex. qu’est-ce qui favorise la mémorisation ?).
Formation aux neuromythes (par ex. : “on n’utilise que 10 % du cerveau”, “certains sont cerveau gauche/cerveau droit”).
Introduire un rituel de mémorisation active (quiz rapide, rappel collectif) en début de chaque cours.
Mettre en place un mur des talents ou carnet de progrès.
Varier les modalités d’évaluation dans un projet (oral, écrit, visuel).
Organiser un atelier d’équipe sur les apports des neurosciences éducatives.
👉 En résumé, Pascale Toscani nous invite à :
reconnaître la pluralité des intelligences,
croire dans la plasticité et le progrès de chaque élève,
intégrer émotions et motivation dans l’acte d’apprendre,
renforcer la mémorisation et l’attention par des pratiques adaptées,
développer une culture scientifique partagée entre enseignants et chercheurs.