Nationalité : Belge
Parcours :
D’abord avocat et conseiller juridique.
Il a travaillé pendant dix ans comme responsable d’une association d’aide aux jeunes en difficulté.
Il s’est formé ensuite à la Communication NonViolente (CNV) avec Marshall Rosenberg, dont il est un proche collaborateur.
Aujourd’hui : Conférencier, formateur et thérapeute, il anime des stages et des conférences autour de la communication consciente, de la gestion des émotions et du développement personnel.
Thème central de son travail : apprendre à s’écouter vraiment, à reconnaître ses besoins et à les exprimer de manière authentique et respectueuse.
Les apports de Thomas d’Ansembourg pour l’école et la transformation éducative
Les ouvrages de Thomas d’Ansembourg, Cessez d’être gentil, soyez vrai et Notre façon d’être adulte fait-elle sens et envie pour les jeunes ?, offrent des pistes précieuses pour repenser nos pratiques éducatives et le climat de nos établissements scolaires.
Dans Cessez d’être gentil, soyez vrai, l’auteur nous invite à dépasser une communication basée sur la seule conformité ou sur le « faire plaisir », pour entrer dans une relation plus authentique et respectueuse des besoins de chacun. Appliquée à l’école, cette approche ouvre des chemins concrets :
apprendre aux élèves à identifier et exprimer leurs émotions et leurs besoins de manière constructive ;
favoriser une communication non violente entre élèves, enseignants et familles ;
prévenir les conflits en développant l’écoute, l’empathie et la coopération plutôt que la compétition.
Ainsi, l’école devient un lieu d’éducation à la responsabilité et au respect mutuel, où les relations sont vécues comme des occasions de croissance et non comme des rapports de force.
Dans Notre façon d’être adulte fait-elle sens et envie pour les jeunes ?, l’auteur nous interroge sur le rôle de modèle que jouent les adultes. Les élèves, en quête de repères, observent et imitent la manière dont nous vivons nos valeurs. Ce livre nous rappelle que :
la cohérence entre ce que nous disons et ce que nous faisons est le premier vecteur éducatif ;
les jeunes ont besoin de rencontrer des adultes inspirants, qui montrent que la vie peut être à la fois exigeante et porteuse de joie, de paix intérieure et d’espérance ;
l’école peut être un espace de reliance : à soi (par la connaissance de soi et la confiance), aux autres (par la coopération, l’écoute et la solidarité), et au monde (par une conscience écologique et sociale).
Ces deux ouvrages se complètent et proposent une véritable transformation culturelle pour l’école.
Ils nous aident à passer :
d’une logique de conformité à une logique d’authenticité,
d’une transmission descendante à une éducation par l’exemple et la cohérence,
d’un climat scolaire centré sur la discipline à un climat fondé sur la confiance et la responsabilité partagée.
Adopter ces inspirations dans nos établissements, c’est former des élèves capables de communiquer avec bienveillance, de coopérer, de donner du sens à leurs engagements et de devenir des adultes responsables et solidaires.
C’est aussi offrir aux équipes éducatives un cadre pour travailler ensemble autrement, dans un esprit de respect mutuel, de confiance et de créativité.
En ce sens, Thomas d’Ansembourg ne nous donne pas seulement des outils de communication : il nous offre une vision de l’éducation comme art de vivre, profondément humaine et profondément transformatrice pour nos écoles.
L’Ecole, un espace de reliance!
La reliance est la capacité à se relier :
à soi-même,
aux autres,
au monde (nature, société, spiritualité).
C’est un état de connexion vivante qui permet de donner du sens à sa vie et de trouver sa juste place.
L’inverse de la reliance, c’est l’isolement, la coupure, la dispersion.
Reconnaître ses émotions et ses besoins.
Développer une conscience de soi apaisée (être aligné avec ses valeurs).
Apprendre à s’écouter, à se respecter.
→ Pour l’école : aider les élèves à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent, développer leur confiance en eux, renforcer leur autonomie intérieure.
Développer l’écoute, l’empathie et la coopération.
Sortir de la logique de rivalité pour entrer dans la solidarité.
Construire des relations authentiques et respectueuses.
→ Pour l’école : travailler sur la coopération entre élèves, enseignants et familles ; promouvoir la médiation et la communication bienveillante ; créer un climat scolaire sécurisant.
Se sentir partie prenante de la société et de la nature.
Prendre conscience de sa responsabilité écologique, sociale et citoyenne.
Cultiver une vision plus large que ses seuls intérêts personnels.
→ Pour l’école : éducation à l’écocitoyenneté, aux responsabilités collectives, au service et à l’engagement.
Thomas d’Ansembourg souligne que beaucoup de jeunes souffrent de dé-reliance :
coupés d’eux-mêmes (par le stress, la pression scolaire, la peur de l’échec),
coupés des autres (par l’individualisme, les écrans, les rapports de force),
coupés du monde (manque de sens, crise écologique, avenir incertain).
L’école, si elle devient un espace de reliance, peut être un lieu où ces liens se retissent et où les jeunes retrouvent le goût d’apprendre, de grandir et de s’engager.
A lire absolument !!!
Pour aller plus loin : declic-cnveducation.org