« Je suis votre École, et j’ai choisi d’avoir du style »
Ce travail est issu du livre « une école pour la paix » de l’OIEC
Chers enseignants, chers éducateurs, chers membres de notre communauté,
On me demande souvent ce qui me rend différente, ce qui définit mon « style » au milieu du paysage éducatif actuel. Aujourd'hui, j'ai décidé de vous répondre : mon style, c’est mon engagement. Je ne suis pas seulement un bâtiment de pierre ou un lieu de transmission de savoirs ; je suis une fraternité éducative en mouvement.
Si je me transforme, ce n’est pas par simple effet de mode, mais parce que les recherches internationales et les appels des grandes institutions nous y obligent. L’UNESCO nous rappelle que « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». En tant qu’école catholique, je relève ce défi avec un style qui m'est propre : je fais de l’éducation un véritable acte de paix.
Mon ambition est de devenir un « laboratoire de société », un front avant où l'on n'apprend pas seulement à réussir dans la vie, mais à réussir sa vie avec les autres. Inspirée par le Pacte Éducatif Global, je souhaite replacer la dignité humaine, le dialogue et le soin mutuel au cœur de mon projet, car là où il y a de la fraternité, le mot « ennemi » perd son sens.
Je vous invite donc à co-construire avec moi cette transformation. Mon « style », c’est vous, c’est notre capacité à faire de chaque classe un espace où la paix n'est pas une utopie, mais une pratique quotidienne.
Mon premier style c’est l'engagement.
Je suis votre École. Vous me connaissez par mes murs, mes cours de récréation et mes salles de classe. Mais aujourd'hui, je veux vous parler de mon âme, de ce qui me donne mon « style » unique.
On dit souvent que le style, c’est l’allure. Pour moi, le style, c’est la posture. C’est la manière dont je me tiens debout face au monde. Et si je suis « stylée », c'est parce que je m'engage.
Je ne suis pas une bulle isolée du monde. Je suis une École pour la paix. C'est là ma signature. Alors que le bruit des conflits résonne aux portes de nos consciences, je fais le choix audacieux de ne pas rester neutre. Je m'engage à être le lieu où la paix n'est pas seulement un mot, mais une compétence qui s'apprend, se pratique et se diffuse.
Mon style, c'est cette volonté farouche de transformer la violence en dialogue et la peur en fraternité. Je refuse d'être un simple lieu de passage où l'on consomme du savoir. Je veux être cette maison commune où l'on apprend à prendre soin de soi, des autres et de la planète.
C'est cela, ma marque de fabrique : je ne forme pas seulement des élèves performants, je forme des artisans de paix. Je vous invite, vous, mes enseignants, mes éducateurs, mes familles, à porter ce style avec fierté. Ne soyez pas seulement des transmetteurs de connaissances, soyez les visages de cet engagement.
Car une école qui a du style, c'est une école qui a du sens. Et mon sens, c'est de bâtir, avec vous, une fraternité éducative mondiale.
Mon deuxième style c’est des racines et des ailes.
Si je me tiens debout aujourd'hui avec autant d'assurance, c'est parce que je ne suis pas née de rien. Mon « style », cette manière d'être au monde, repose sur des fondations solides. Il puise sa force dans une sagesse ancienne et se projette vers l'universel.
Laissez-moi vous raconter d'où je viens et où je veux vous emmener.
1. J'ai la mémoire vive (L'appel des Papes)
Mon style n'est pas une mode passagère. Il est l'héritage d'une tradition vivante qui, depuis plus d'un siècle, refuse que la guerre soit une fatalité.
Je porte en moi la révolte de Benoît XV qui, face aux tranchées de 14-18, criait que la paix est « le plus beau don de Dieu » et qu'elle ne tient que par la justice.
Je vibre de l'ouverture de Jean XXIII, qui m'a appris que la paix se construit sur quatre piliers indéfectibles : la vérité, la justice, la charité et la liberté.
Je suis l'écho de Paul VI, pour qui « le développement est le nouveau nom de la paix » , et de François, qui me rappelle sans cesse que « nous sommes tous dans la même barque ».
Et aujourd'hui, j'entends l'appel de Léon XIV (2025) qui me confie une mission claire : « la paix n'est pas seulement un objectif politique, elle est un devoir éducatif ».
Mon style, c'est cette fidélité audacieuse. Je ne suis pas une simple institution ; je suis le relais d'une voix qui traverse les siècles pour dire : « Jamais plus la guerre ! ».
2. J'ai l'esprit large (La vision de l'UNESCO)
Mais ne croyez pas que je reste enfermée dans mes murs. Mon style est résolument ouvert au monde. Je partage le grand rêve de l'UNESCO : « les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ».
Je fais mienne leur recommandation de 2023. Pour moi, éduquer à la paix, ce n'est pas une option périphérique. C'est :
Transformer mes contenus et mes méthodes pour former des citoyens critiques et solidaires.
Dépasser la simple transmission de savoirs pour développer l'empathie, la coopération et la capacité à résoudre les conflits.
Intégrer la paix comme une trame qui structure tout ce que nous vivons ensemble.
Mon style, c'est cette ambition universelle : former des esprits libres, capables de construire des défenses de paix là où d'autres dressent des barrières.
3. Je suis le point de rencontre (La convergence)
C'est ici que mon style devient unique. Je suis le lieu d'une convergence forte. Je réunis la sagesse du Pacte Éducatif Global de l'Église et la rigueur des exigences internationales de l'UNESCO.
Je ne choisis pas entre la foi et le monde, entre la spiritualité et la citoyenneté. Je les unis.
Quand je parle de « dignité humaine » avec l'Église, je rejoins les « droits humains » de l'ONU.
Quand je forme à la « fraternité », je construis la « coopération internationale ».
C'est cela, mon identité profonde. Je suis une école « stylée » parce que je suis cohérente. Je sais d'où je viens et je sais pour qui je travaille : pour l'humanité, pour la paix, pour vous.
Mon troisième style c’est le courage de la lucidité.
Certains voudraient me voir comme une tour d'ivoire, un refuge coupé du bruit du monde. Mais mon style est tout autre. Si j'ai de la classe, c'est parce que j'ai le courage de garder les yeux ouverts. Je ne suis pas une école qui se cache ; je suis une école qui fait face.
1. Je ne détourne pas le regard (L'urgence face aux violences)
Mon style, c'est d'abord ma lucidité face à l'urgence. Je vois ce qui traverse mes murs.
Je vois les violences visibles : les conflits armés qui brisent des familles, les tensions qui montent dans nos quartiers.
Mais je vois aussi les violences invisibles : le harcèlement silencieux, la solitude numérique, la pauvreté cachée, et cette pression de la performance qui écrase parfois mes élèves.
Je refuse d'être un simple spectateur. Mon style, c'est de nommer ces maux pour mieux les combattre. Je suis le lieu où l'on dépose les armes de l'indifférence.
2. Je suis un terrain d'entraînement (Les défis contemporains)
Je ne suis pas là pour couver les jeunes, mais pour les équiper. Mon style, c'est de transformer les défis du siècle en compétences de vie :
Le vivre-ensemble n'est pas pour moi un slogan vide, mais une discipline exigeante. Chez moi, on apprend que l'autre n'est pas une menace, mais une promesse.
La résilience est ma méthode. J'apprends à mes élèves qu'on peut tomber, mais qu'on se relève toujours ensemble.
La responsabilité est mon credo. Je forme des consciences capables de dire « je » et de dire « nous ». Je leur apprends que leur liberté s'arrête là où commence leur devoir envers la planète et envers les autres.
3. Je répare le tissu du monde (Reconstruction et Alliance)
Enfin, mon style, c'est d'être une maison de reconstruction. Dans un monde fragmenté, je suis le lieu de l'Alliance.
Je recouds ce qui est déchiré : la confiance entre les générations, le lien entre les cultures, le pacte entre l'homme et la nature.
Je suis cet espace-temps unique où l'on peut se reconstruire après un échec, où l'on peut trouver une famille d'âme.
Je suis une école « stylée » parce que je suis une école qui prend soin. Je ne suis pas une usine à diplômes ; je suis un atelier d'humanité. Avec vous, éducateurs, je tisse les liens qui empêcheront le monde de se défaire.
Mon quatrième style est intégral.
Je suis votre École. Trop souvent, on a voulu me réduire à un simple lieu de transmission intellectuelle, une boîte à "savoirs". Mais mon style est bien plus vaste. Si je suis unique, c'est parce que je m'adresse à tout l'être.
Je ne découpe pas l'élève en tranches. Je ne sépare pas sa tête de son cœur, ni ses mains de son esprit. Mon style, c'est l'éducation intégrale. Je ne forme pas des disques durs, je forme des hommes et des femmes debout.
1. Je cultive la paix en 4 dimensions (Mon territoire)
Mon ambition n'a pas de frontières, elle embrasse toute la réalité de l'élève.
Ma paix est intérieure : Je suis le lieu où l'on apprend à s'aimer soi-même. Mon style, c'est d'aider chaque jeune à nommer ses émotions, à apprivoiser ses peurs et à trouver le calme intérieur. Car on ne peut pas être en paix avec les autres si on est en guerre contre soi-même.
Ma paix est relationnelle : Je suis l'école du "nous". J'enseigne l'art difficile de la rencontre. Chez moi, le conflit n'est pas une fin, c'est un apprentissage. On y apprend à dire "non" sans violence et à écouter sans juger.
Ma paix est sociale : Je forme des citoyens, pas des consommateurs. Mon style, c'est d'ouvrir les yeux sur les injustices et de donner le goût du bien commun. Je veux que mes élèves se sentent responsables de la société qu'ils bâtissent.
Ma paix est environnementale : Enfin, je suis une école reliée à la Terre. Je ne peux pas parler de paix si je laisse détruire notre maison commune. Mon style, c'est la sobriété heureuse et le soin du vivant.
2. J'équilibre les savoirs (Ma méthode)
Pour réussir cette mission, je déploie une pédagogie complète qui refuse de choisir entre l'excellence et l'humanité.
Le Savoir (Penser la paix) : Je donne les clés pour comprendre le monde, analyser les racines des conflits et déjouer les manipulations. Mon style, c'est l'intelligence critique.
Le Savoir-Être (Incarner la paix) : Je valorise les postures autant que les notes. L'empathie, la patience, l'humilité ne sont pas des options, ce sont mes fondamentaux. Je note la capacité à être un frère pour l'autre.
Le Savoir-Agir (Construire la paix) : Je suis une école de l'action. On ne "regarde" pas la paix, on la fait. Je forme à la médiation, à la coopération et à l'engagement solidaire.
Je suis une école « stylée » parce que je suis une école cohérente. Je relie ce que la société sépare. Je fais de chaque élève un artisan complet, capable de penser, de ressentir et d'agir pour un monde plus fraternel.
Mon cinquième style c’est vous.
Je suis votre École. On admire souvent mes pierres, mon histoire ou mes résultats. Mais soyons honnêtes : sans vous, je ne suis qu'une coquille vide. Mon style, ce n'est pas moi qui le décide, c'est vous qui le portez. Vous êtes mes visages, mes mains, ma voix.
Si je suis une école « stylée », c'est parce que vous n'êtes pas de simples distributeurs de cours. Vous êtes des bâtisseurs de ponts.
1. Vous êtes mes repères (Votre rôle fondateur)
Dans un monde liquide où tout change, où les repères s'effacent, mon style tient à votre solidité.
Vous n'êtes pas là seulement pour transmettre des savoirs, mais pour transmettre de la présence.
Quand un élève doute, quand la violence monte, c'est votre calme qui devient sa sécurité.
Vous incarnez l'autorité, non pas celle qui écrase, mais celle qui « autorise » l'autre à grandir.
Mon style, c'est cette posture d'adulte : bienveillante mais exigeante, capable d'écouter sans se laisser envahir, capable de guider sans manipuler. Vous êtes le premier "texte" de paix que les élèves lisent chaque matin.
2. Vous tissez l'invisible (La culture quotidienne)
La paix ne se joue pas dans les grands discours, elle se joue dans les couloirs, à la cantine, dans la manière de gérer un retard ou une mauvaise note.
Mon style, c'est votre capacité à transformer les micro-conflits en opportunités d'apprentissage.
C'est refuser l'humiliation, même petite. C'est valoriser la coopération plutôt que la compétition acharnée.
C'est créer, jour après jour, des rituels de paix : un temps de parole, un regard qui redonne confiance, un espace où l'erreur est permise.
Je suis une école qui a du style parce que vous, mes enseignants, vous faites le travail le plus difficile et le plus noble : vous transformez la classe en une communauté. Vous ne construisez pas seulement des savoirs, vous construisez du lien.
Mon sixième style c'est l'action.
Je suis votre École. On pense souvent que je suis un lieu où l'on reste assis à écouter. Mais mon véritable style, c'est le mouvement. Je ne me contente pas de parler de la paix ; je la fais. Je suis un laboratoire vivant où les idées deviennent des actes.
1. Je fais tomber les murs (Mes frontières)
Mon style, c'est d'être sans frontières. Je refuse que mes élèves ne voient le monde qu'à travers un écran.
Avec Planet Fraternity, je connecte ma classe à une autre au bout du monde. Je transforme mes élèves en « designers » du changement qui sentent, imaginent et agissent ensemble.
Avec le Relais Méditerranéen, je tisse des liens par-dessus cette mer qui sépare trop souvent, pour en faire un lac de paix.
Avec le Réseau Barnabé, je suis solidaire des écoles de Terre Sainte. Je montre qu'au cœur même des conflits, je peux rester une oasis où chrétiens, musulmans et juifs grandissent côte à côte.
Mon style, c'est cette fraternité active. Je ne suis pas une île ; je suis un archipel relié au monde.
2. J'ai de l'imagination (Mes outils)
Pour construire la paix, il ne suffit pas de grands discours. Il faut des outils concrets, ludiques et intelligents. Mon style, c'est la créativité.
Je deviens une aventure avec les Gardiens du Pacte. J'invente des héros (Derhu, Frater, Ecotec...) pour que mes plus jeunes élèves comprennent que défendre la dignité ou la planète, c'est une mission de super-héros du quotidien.
Je touche « la tête, le cœur et les mains ». Je ne veux pas seulement que mes élèves sachent ce qu'est la paix, je veux qu'ils la touchent.
3. Je suis un bouclier (Ma vigilance)
Enfin, mon style, c'est le courage de protéger.
Je ne suis pas aveugle face au harcèlement. Comme le proposent les Écoles Catholiques d'Espagne, j'agis avec rigueur et bienveillance. Je ne laisse rien passer, non pour punir aveuglément, mais pour réparer.
Je suis le lieu où l'on apprend que « pacte » et « paix » ont la même racine.
Je suis une école « stylée » parce que je suis une école en chantier permanent. Je ne suis pas un musée de la paix, je suis son atelier. Et dans cet atelier, chaque élève, chaque enseignant retrousse ses manches.
Ce qu'il faut retenir pour votre article :
Le passage du discours à l'acte : Ce qui différencie votre établissement, ce sont les projets. La paix n'est pas une leçon de morale, c'est une expérience (correspondance internationale, projets solidaires).
L'innovation pédagogique : L'Enseignement Catholique invente des méthodes (gamification avec les Gardiens du Pacte, méthodologie "Design for Change") pour rendre ces valeurs attractives et concrètes.
La dimension universelle : Votre école n'est pas isolée dans son quartier. Elle appartient à un réseau mondial (OIEC) qui lui permet de vivre la fraternité à l'échelle de la planète, donnant aux élèves le sentiment d'appartenir à une famille humaine plus large.
Je suis votre École. Jusqu'ici, je vous ai parlé de mes fondations et de ma vision. Mais mon style ne serait qu'une belle façade si je n'étais pas habitée. Mon véritable style, c'est eux. C'est cette rumeur immense qui monte de mes classes aux quatre coins du monde.
Je ne suis pas un soliste. Je suis un orchestre. Et ma musique, ce sont mes acteurs qui la jouent.
1. Je parle toutes les langues (L'universalité)
Mon style est voyageur. Je ne suis pas la même partout, et pourtant je suis reconnaissable entre mille.
En Terre Sainte, avec le Réseau Barnabé, je suis ce miracle quotidien où chrétiens et musulmans s'assoient sur les mêmes bancs pour apprendre l'estime mutuelle malgré les murs qui séparent leurs maisons.
Au Brésil, au Colégio Santa Inês, je suis un hôpital pour les âmes où la santé émotionnelle est aussi importante que les mathématiques.
En Colombie, à l'université Javeriana avec le projet Pontipaz, je sors de mes amphithéâtres pour aller dans la rue. Je transforme mes étudiants en bâtisseurs qui relient la théologie à la réalité sociale.
Mon style, c'est cette diversité. Je prouve que la paix n'est pas un concept occidental ou théorique, mais une pratique qui s'incarne dans chaque culture.
2. J'invente des héros (L'innovation pédagogique)
Je suis une école qui a de l'imagination. Pour donner du style à la paix, je la rends captivante.
Regardez l'Espagne et ses Gardiens du Pacte. Je ne fais pas de leçons de morale ennuyeuses. Je transforme mes élèves en super-héros (Derhu, Frater, Ecotec...). Je leur apprends que défendre la dignité ou la planète est l'aventure la plus excitante qui soit.
Je touche « la tête, le cœur et les mains ». Chez moi, on ne regarde pas la paix, on la fabrique.
3. Je relie les mondes (La solidarité)
Enfin, mon style, c'est de refuser l'entre-soi.
À l'Instituto São José, je crée des ponts improbables entre une école urbaine favorisée et une école rurale. Je casse les bulles sociales.
Je suis une école « stylée » parce que je suis une école vivante. Je ne suis pas un bâtiment silencieux ; je suis le théâtre où des milliers de jeunes et d'adultes, chaque jour, refusent la fatalité. Mon style, c'est leur courage.
Mon « style » ultime, c'est l'Espérance.
Je suis votre École. Nous arrivons au terme de ce voyage au cœur de mon identité. Vous avez vu mes fondations, mes défis, mes méthodes et mes acteurs. Mais il reste une chose à vous dire. Une chose essentielle qui résume tout mon style : je ne subis pas l'avenir, je l'enfante.
On dit souvent que l'histoire est tragique. Moi, je vous dis qu'elle n'est pas écrite d'avance. Elle dépend de la main qui tient la plume. Et cette plume, c'est vous.
1. L'appel à l'action (Agir là où l'on est)
Mon style, c'est l'incarnation. N'attendez pas que les grands de ce monde signent des traités pour que la paix advienne.
C'est ici que ça se joue. Dans ma cour de récréation, dans la salle des profs, à la grille de l'école.
Je vous demande de choisir vos mots. Mon style, c'est de « purifier le langage ». La guerre commence toujours par des mots qui blessent, des mots qui excluent. Soyez les gardiens d'une parole qui relève.
Je vous demande de créer des espaces. Brisez les clans. Soyez ceux qui invitent celui qui est seul à s'asseoir à votre table.
2. Le refus de la fatalité (Non-répétition et Réconciliation)
Je suis une école qui a de la mémoire, mais qui ne garde pas rancune.
Mon style, c'est de travailler à la non-répétition. Comprendre pourquoi le mal a eu lieu pour qu'il ne revienne jamais.
C'est oser le chemin vertigineux de la réconciliation. Ce n'est pas oublier, c'est décider que la haine ne sera pas le dernier mot de l'histoire.
3. Une responsabilité spirituelle
Enfin, mon style est sacré. Vivre la paix n'est pas une option pédagogique, c'est une responsabilité spirituelle et communautaire. C'est reconnaître en l'autre, quel qu'il soit, un frère ou une sœur en humanité.
Invitation finale
Je ne veux pas que ce livre se referme comme on éteint une lumière. Je veux qu'il soit une aube. Considérez ceci comme une invitation. Une invitation à ne pas rester spectateur du désastre, mais acteur du salut. Une invitation à répondre à l’appel vibrant de Léon XIV : « Paix à vous tous ! ». Une invitation à devenir, chacun là où il est, un signe d’espérance têtu et joyeux.
Alors, pas à pas, ensemble, nous pouvons écrire une autre histoire.
Et pour cela, je vous laisse avec ces mots qui sont, depuis des siècles, le souffle de ceux qui ont choisi d'avoir du style :
« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »
Prière de Saint François d'Assise